Introduction à la Audiard


En me grattant les roubignoles ce matin, je me suis exclamé « Non mais sans blague, blogons ».  
« Mais sur quoi ? » me suis-je demandé. Et comme je ne répondais pas, j'ai finalement décidé de gloser sur des films, des réalisateurs, des acteurs, des écoles, des festivals… j’accompagnerai cet exercice pictural de petites touches autobiographiques et de quelques expériences cinéphiles aux quatre coins de la galaxie, la nôtre, pas celle des Necromangers.

Cette page Facebook permettra-t-elle au bloggeur d’engager la conversation avec des femmes à lunettes, faisant étalage de leur vertu, dans le but de les convertir au vice ? Réponse chez Fellini.

Donc instruisez-vous, restez cois ou alors commentez avec scélératesse.

À raison d'un film par jour (à Fårö, Bergman en voyait trois) depuis l'âge de 10 ans, j'en ai vus ou revus quelque 15 000. Mais ce n'est qu'une moyenne car il y a eu des périodes où je n'en voyais pas un seul pendant des mois, par exemple lorsque je fus retenu prisonnier en 1978 avec Walken et De Niro au fond de la jungle vietnamienne ou bien quand ce fumier de Malkovitch brisa le cœur de Pfeiffer dix ans plus tard et que je dû mettre tout mon talent à la consoler. Ma faculté de concentration était alors au plus bas. En revanche, il y eut des semaines où je pouvais m'empiffrer d'une cinquantaine de longs-métrages : exercice à première vue impossible mais ce serait négliger le fait que beaucoup de films se ressemblent, si bien qu'on peut en comprendre l'action et en apprécier la tournure en sautillant toutes les 30 secondes par-dessus 10 minutes de bobine. Ce serait également ignorer que nombre d'entre eux méritent à peine ces 5 minutes qu'on leur consacre. La glorieuse époque des salles obscures ne me permettait pas ces privautés consommatrices. Internet, cet outil tout à la fois de liberté et d’asservissement, s’est montré généreux. Bon, assez jaser, à vos carnets...

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