Inlägg

Visar inlägg från juni 6, 2019

Utopie ? Ah ? Tant pis…

Il y quelques années, pour compenser certaines frustrations, j’ai suivi des cours de documentariste à Skurup. Avec mes camarades de classe, nous sommes allés à Stockholm assister au festival du documentaire Tempofestivalen , en mars 2014. Nous allons donc parler du genre tant négligé du film documentaire où pourtant créativité et curiosité se prennent par la main ou se la mettent au panier, se sourient comme des amoureuses et font de grandes choses. Depuis La Sortie des usines Lumière (Louis Lumière - 1895) et Nanouk l’Esquimau (Flaherty - 1922) il y a eu toutes sortes de docus. De grands réalisateurs, comme Huston et Capra, ont commencé leur carrière par le documentaire tandis que d’autres, comme Ivens ou Wiseman, y ont consacré la leur. Le thème du festival de l’année est l’Utopie, comprise à la suédoise, c'est-à-dire par des gens peu sensibles à l’origine et la signification des mots. Les organisateurs du festival vous expliquent très sérieusement que nous avons tous...

Cendres froides

Mes rapports avec la cendre, s’ils ont été sporadiques - je fumais un an et m’arrêtais six mois - ont toujours été des plus courtois. Elle avait assez de discrétion pour ne pas suivre la fumée jusque dans mes poumons. À cet égard, les cendres funéraires faisaient preuve de la même délicatesse. Deux fois seulement elles furent dispersées dans ma mémoire, à la cantonnade et sur scène par Monty Python quand John Cleese laissait choir l’urne de feu son ami Graham Chapman ; à tous vents et dans un cimetière au sud de Paris quand ma mère est décédée en 2004. Comme des frères (2012) Une comédie de Hugo Gélin (je le répète : c’est le neveu de mon copain d’internat Manuel Gélin, fils du célèbre Daniel. Pas fini de vous le seriner…). Trois jeunes gens ont aimé la même fille. Elle est morte. Les trois compères, en descendant vers la Corse avec ses cendres, satisfont à son dernier souhait. Chansons nostalgiques ou geignardes intercalées avec des flash-back d’intense amitié amo...

Immigrés sans simagrées

En ces temps de résurgence xénophobe, d’érection murales, de slogans isolationnistes, de retour au «  ils ne font pas de mal mais dans le bus le matin, ils ne parlent pas la même langue que moi et du coup je ne me sens plus chez moi  » (une psychologue suédoise citée par un journaliste du Monde, on a peine à y croire), laissez-moi vous présenter à vol de piaf, une série de films sur des métèques en tous genres. D’abord trois films gentillets : La cage dorée (2013) de Ruben Alves. Le poncif urbain de la concierge et du maçon portugais replacé dans le cadre rutilant du happy end. Un couple portugais, travailleur et toujours prêt à rendre service, hérite d’un vignoble au pays. Péripéties pour quitter un endroit où l’on s’est bien intégré. Avec De Almeida en personne et Rita Blanco, tous les deux parfaits. Même les seconds rôles, Giraud, Croisille (hé oui) et les morues portos font un beau travail. Les clichés, fondement du film, sont parfois astucieusement recyclés. ...