C’est féroïen mais ça fait rien
Mais c’est islandais et ça y fait. En 1996, peu de temps après mon arrivée en Suède, je me suis rendu aux îles Féroé, un archipel de 18 îles, à mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande et à mi-parcours entre la dépendance à la couronne danoise et l’indépendance totale. À l’époque il n’y avait qu’une liaison à partir de Copenhague. On prenait un avion de ligne des compagnies Maersk ou Atlantic Airways, d’un format spécial car la piste de l’unique aéroport féroïen, construit par les Britanniques pendant la guerre, est courte. Le vent souffle si fort que l’atterrissage est une expérience inoubliable, entre le crash aérien et les montagnes russes. Les Féroïens n’éteignent jamais leur moteur quand ils s’arrêtent pour faire des achats : tant que le vent soufflera il n’y aura pas de pollution troposphérique ni même de réchauffement global. Et puis il y a des stations-service partout ; elles foisonnent sur ces îles chauves occupées à l’époque par 40 000 habitant...